Née en Russie au début de l'année 1997, Sonya Blaze a grandi dans une région où les opportunités dans le divertissement pour adultes étaient encore discrètes. Dès son adolescence, elle s'intéresse à la photographie et à la mise en scène, ce qui l'amène à explorer le milieu du mannequinat. Contrairement à beaucoup de ses consœurs, elle n'a pas suivi de parcours universitaire classique : à 18 ans, elle part pour Moscou avec l'ambition de percer dans l'industrie de l'image. Ses premiers contacts avec des agences de casting lui ouvrent les portes de productions locales, d'abord en tant que modèle glamour puis très vite devant la caméra pour des scènes adultes.
En 2017, Sonya Blaze signe son premier contrat avec une plateforme européenne spécialisée dans les contenus érotiques. Ses premiers tournages ont lieu en Russie et en Ukraine, où elle travaille avec des réalisateurs locaux. Elle se souvient de cette période comme intense : « J'apprenais tout sur le plateau, je devais gérer la langue, les codes du métier. » Très vite, sa silhouette élancée, ses yeux marron et son naturel devant l'objectif attirent l'attention de grandes sociétés de production internationales. Elle commence à collaborer avec des studios comme Mofos, Reality Kings et plus tard Brazzers.
À partir de 2019, Sonya Blaze multiplie les tournages en Europe de l'Ouest puis aux États-Unis. Elle s'installe temporairement à Los Angeles pour saisir des opportunités dans le circuit américain. Cette période marque un tournant : elle tourne avec des partenaires réputés et participe à des séries à gros budget. Son approche professionnelle et sa capacité à s'adapter à différents genres — du scénario romantique aux productions plus audacieuses — lui valent des nominations dans des cérémonies comme les AVN Awards et les XBIZ Europa Awards. En parallèle, elle développe sa propre marque en ligne, partageant des extraits de sa vie quotidienne et des coulisses de tournage avec une communauté grandissante.
Comme beaucoup d'actrices de son secteur, Sonya Blaze a dû composer avec la stigmatisation sociale dans son pays d'origine. Elle raconte avoir caché sa profession à certains membres de sa famille pendant plusieurs années, préférant se présenter comme mannequin photo. La gestion de sa réputation en ligne est devenue une partie centrale de son travail : elle soigne son image sur les réseaux sociaux, dialogue avec ses fans en anglais, en russe et parfois en français, et choisit avec soin les projets qui correspondent à ses valeurs. « Je refuse les scènes qui me mettent mal à l'aise, même si c'est bien payé », confie-t-elle dans une interview datant de 2021.
Depuis 2022, Sonya Blaze ralentit le rythme des tournages pour se concentrer sur des activités de création de contenu indépendant. Elle lance sa propre plateforme de vidéos à la demande, où elle propose des séries exclusives ainsi que des tutoriels de mise en scène pour les aspirants interprètes. Par ailleurs, elle se forme à la production et à la réalisation, avec l'ambition de passer derrière la caméra à long terme. Son parcours atypique — d'une petite ville russe aux plateaux californiens — reste une source d'inspiration pour de jeunes talents dans son pays, même si elle évite soigneusement de donner des conseils trop génériques.